BMW X6 35d xDrive
En page 2, fiche technique, tarifs et diaporama. Pages: 1 2
La question de l’indispensabilité du
BMW X6 reste posée
BMW peut se targuer d’être l’inventeur du genre de véhicule « que tout le monde aimerait, mais dont personne n’a réellement besoin » : le coupé SAV X6 en est la meilleure illustration. Simple gadget design ou véhicule offrant des options originales ?
Parlons d’abord des points positifs. Cette X6 applique concrètement la devise fondamentale BMW, soit « Le plaisir de conduire » : malgré son encombrement, ce « char » se conduit et réagit avec une facilité déconcertante, exactement comme on l’attend d’une BMW. Il est aidé en cela par divers dispositifs particulièrement sophistiqués, comme la direction active AFS ainsi que le contrôle dynamique de la transmission. Explications : la direction active AFS et sa suspension avant particulière, qui participe essentiellement au comportement directionnel du véhicule, autorise des réactions encore plus directes et précises avec, en prime, une augmentation de l’angle de braquage à faible allure et lors des manœuvres. A contrario et à vitesse soutenue, l’AFS réduit l’angle de braquage. Combiné avec le train avant en aluminium et à double articulation, l’effet pratique est bluffant et cette X6 se conduit presque comme un kart.
Ce n’est pas un quelconque différentiel autobloquant.
Premier véhicule au monde à disposer d’un contrôle dynamique de la transmission (CDT), prouesse technologique en mesure de répartir de manière variable la force motrice aux roues arrière. En virages, il applique davantage de couple à la roue arrière extérieure. En fonction de la situation, une force motrice augmentée est appliquée à la roue qui peut transmettre le couple le plus important, que celle-ci soit située à l’avant ou à l’arrière. Il ne s’agit donc pas simplement d’un quelconque différentiel autobloquant, mais bien d’un dispositif intelligent, capable de répartir le couple tant aux roues AV que de manière différenciée aux roues AR.
Réactif, montant facilement dans les tours !
Côté moteur, ce Diesel de 2993 cm3 à double suralimentation et injection directe par rampe commune avait déjà obtenu en 2006 le titre de « Moteur international de l’Année ». Avec une consommation raisonnable, ce diesel reste un modèle du genre : réactif, montant facilement dans les tours, il est à même de convertir le conducteur le plus « diesel-sceptique »…
La tenue de route est irréprochable pour ce genre de véhicule. De surcroît, le véhicule n’est pas trop dur – critique dont souffrait BMW ces dernières années. Il est même confortable à vitesses élevées et seul le passage à faible allure de petites bosses se ressent de manière négative.
Un coupé certes – mais de quel genre ?
Venons-en au chapitre des critiques : comme il s’agit fondamentalement d’un SAV – Sports Activity Vehicle – avec plate-forme et suspensions rehaussées, mais également d’un coupé, donc avec un plan de toit abaissé, l’accès aux places n’est pas particulièrement aisé pour les personnes dépassant les 185 cm… On doit trouver l’astuce pour se glisser sur le siège, malgré la mise à zéro des réglages pour faciliter l’accès. Pour les passagers arrière, c’est encore pire ! Ils doivent se débattre avec la ligne fuyante du pavillon et un angle d’ouverture modeste des portières.
L’accès est difficile, mais l’espace est généreux.
La sensation d’étroitesse se dissipe une fois installé  : les sièges en cuir sont à la fois confortables et offrent une bonne tenue latérale, l’espace est généreux et, contrairement à ce que pouvait laisser supposer l’accès difficile, la garde au toit s’avère amplement suffisante, même pour les grands gabarits.
Rien à redire également pour ce qui touche à la modularité : ce coupé à quatre places peut facilement se transformer en un transporteur pouvant emporter un gros volume grâce aux sièges AR rabattables. Ces données sont d’ailleurs quelque peu théoriques : vu la ligne de coupé, voulue et assumée, il est parfois très difficile de loger sous la lunette arrière fortement inclinée des objets volumineux.
En matière d’équipement, la X6 reste une BMW – on y trouve à la base tout ce qui est indispensable, mais tout équipement de plaisir supplémentaire se paye en monnaie sonnante et trébuchante. Relevons encore une fois la perfection des finitions et ajustages et la qualité intrinsèque des matériaux utilisés.
Finissons sur une note optimiste : durant sa première année complète de fabrication, les demandes pour la X6 ont dépassé les possibilités de production de l’usine !
Les Essayeurs
En page 2, fiche technique, tarifs et diaporama. Pages: 1 2
