SUBARU IMPREZA 2.0 D “SWISS”
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Seul au monde ! Le boxer Diesel
est une exception technologique
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| La prise d’air sur le capot, qui n’est pas que de la décoration, permet au moteur boxer turbodiesel de respirer sans entrave. Et, ma foi, esthétiquement ça lui donne des allures de WRX. | |
Dernier grand constructeur généraliste à adopter la technologie du moteur à autoallumage, Subaru est le seul à proposer un moteur boxer alimenté au gazoil. Ceci afin de pouvoir conserver l’équilibre dynamique du châssis et du train roulant de ses voitures à traction intégrale.
Extérieurement rien, ou presque, ne distingue une Impreza mazout de l’originale. Si ce n’est la prise d’air au centre du capot, identique à la version WRX. Nettement moins typée que sa devancière, la nouvelle Impreza se veut plus ronde avec des éléments stylistiques moins saillants, mieux intégrés, qui donnent l’impression de mieux se fondre dans le trafic. Les porte-à -faux sont courts, ce qui augmente l’effet dynamique visuel. Le spoiler de toit, au-delà de l’esthétique, améliore de près de 7 % le coefficient de traînée. Avec ses allures de faux break, la Subaru Impreza n’en dispose pas moins d’un coffre modulable accessible par un hayon et d’une bonne capacité de chargement. Particulièrement après avoir rabattu les dossiers arrière.
Dans la version essayée, il n’y a rien de superflu, l’intérieur est austère à l’image de ses cousines abreuvées au sans-plomb, mais l’essentiel est heureusement présent. L’instrumentation est éclairée de bleu et les aiguilles s’allument de rouge et, lorsque le contact est mis, elles font un aller / retour jusqu’à la butée. Cela équivaut environ à la durée du préchauffage. Le volant est gainé de cuir et comprend les commandes audio ainsi que celles du régulateur de vitesse. Les rétroviseurs extérieurs sont réglables, et rabattables, électriquement. Bien entendu, la direction assistée est électrique, de même que les lève-vitres. Les sièges avant sont pourvus d’un chauffage.
Subaru est avant tout un avionneur
A tort ou à raison, le constructeur nippon revendique farouchement son statut de constructeur indépendant. Comme chacun le sait désormais, au même titre que Saab d’ailleurs, Subaru est avant tout un avionneur. Et cela se remarque dans certains choix techniques et le soin apporté aux petits détails. Et parmi ces choix, on citera la volonté de fabriquer, seul, un moteur boxer Diesel. Les ingénieurs ne sont pas réellement partis d’une feuille blanche, mais presque ! Avant tout pour des questions d’espace sous le capot et aussi pour respecter l’équilibre des différents éléments mécaniques. Puis il fallut développer une boîte à vitesses à six rapports supportant les contraintes engendrées par un moteur Diesel, mais de dimensions similaires à la boîte d’origine à 5 rapports. Dès le départ de l’aventure diesel, il était important de conserver l’excellente répartition des masses. Pratiquement inaudible à l’intérieur de l’habitacle, il brille également par l’absence de vibrations.
En ce qui concerne la sécurité, l’Impreza n’est pas en reste. Tout d’abord, elle dispose d’airbags frontaux et latéraux avant et arrière ainsi que rideaux à l’avant. Le modèle « SWISS » est équipé d’appuie-tête actifs qui prémunissent des conséquences de l’effet « coup du lapin » consécutif à une collision par l’arrière. En cas de choc frontal, outre les zones de déformation, le moteur glisse sous le tunnel et le pédalier se casse en un point bien précis afin de minimiser les risques aux jambes. Les freins sont adaptés aux performances de l’auto et disposent des systèmes d’aide au freinage d’urgence et de démarrage en côte.
Un comportement routier exemplaire et sécurisant
Grâce à son train roulant dynamique, ses 4 roues motrices commandées par un différentiel à viscocoupleur et blocage automatique, ce qui répartit instantanément le couple selon les besoins entre l’avant et l’arrière, l’Impreza bénéficie d’un comportement routier exemplaire et sécurisant.
Cela est dû en partie au DC3 (Dynamique Chassis Control Concept) développé afin d’optimiser l’harmonie des différentes composantes de la voiture. Lors de notre essai, nous avons constaté un manque, somme toute relatif, de dynamisme du moteur à bas régime. Cette absence de tonicité est probablement à rechercher du côté du moteur Diesel de type boxer. Malheureusement, celui-ci étant seul à boxer dans sa catégorie, pour l’instant du moins, il nous est impossible de le vérifier. Avec ses plus où moins 1000 kilomètres d’autonomie, ce chameau vous vaudra le mépris des pompistes.
Les Essayeurs
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