Fiat 500 C : Mignonne, aérée, ludique, la force du néo-retro s’exprime à merveille

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Dante Giacosa, le père spirituel des Fiat des années 1950-1960 aurait été fier de la nouvelle 500 C, la version semi cabriolet de l’un des tous grands succès commerciaux du constructeur italien ces dix dernières années. N’avait-il pas déclaré en 1957, lors du lancement de la première 500 : « En créant la Nuova 500, il fallait surtout arriver à réduire au maximum les surfaces en acier, afin de réduire le poids et le coût. »


Plus de cinquante ans plus tard, ces critères demeurent valables, mais c’est plutôt le fait de faire revivre ce sympathique « pot de yoghourt » qui intéresse: la version récente est certes plus grande, mais également plus puissante, plus sûre, plus confortable, mieux adaptée à la circulation de nos jours.

Pour y arriver, ingénieurs et stylistes n’ont pas du procéder à des changements majeurs par rapport à la berline et les financiers n’ont investi que 80 millions d’Euros: un prix soldé, comparé aux 250-300 millions € que la concurrence consacre en moyenne à une version décapotable !

Pour en faire ce sympathique semi cabriolet, les techniciens ont du renforcer et rehausser la traverse supérieure du pare-brise, augmentant du coup sa surface. La capote à commande électrique glisse en deux phases : d’abord jusqu’au petit spoiler, ensuite complètement, en se repliant sur la lunette chauffante, en verre. Relevons la très bonne isolation phonique de cette capote.

On accède à un intérieur étonnant d’espace, tant à l’avant qu’à l’arrière, où des préadolescents ont suffisamment de dégagements pour les jambes. L’architecture du faux cabriolet a également permis de conserver le volume du coffre de la version à toit rigide – à 3 litres près ! Les fauteuils avant sont bien dessinés, avec un excellent maintien latéral.

Même conduite à vive allure, la 500 C reste imperturbable : certes, elle sous-vire, mais cela reste facile à corriger. Voici le seul bémol d’une voiture ludique, au comportement sécurisant. La direction demeure légère, tout en restant suffisamment précise.

Il existe trois motorisations, toutes à quatre cylindres. Deux à essence, un 69 ch doté d’un système d’arrêt automatique Start and Stop et un fougueux 100 ch, ainsi que le diesel de 75 ch. C’est à l’évidence la version 100 ch qui a retenu notre attention, proposant de bonnes reprises, une tonalité réservée et une puissance bien adaptée.

Les responsables Fiat tablent sur 35’000 cabriolets fabriqués durant la première année de production pleine, un chiffre qui paraît crédible lorsqu’on le compare aux 380’000 Cinquecento produites à ce jour.

L’importateur suisse propose trois lignes d’équipement, Pop, Lounge et Rock, avec des prix démarrant à 22’000 CHF. L’équipement de base est correct puisque, hormis la dotation standard, il inclut la commande électrique de la capote, l’EPS ainsi que les capteurs d’aide au stationnement. Avec trois coloris de capotes, onze couleurs de carrosserie et de multiples selleries intérieures, les possibilités de personnalisation sont quasi infinies.

Dans notre pays, cette année, il est prévu de vendre 900 cabriolets, pour un total de 4’700 Cinquecento planifiées.


Abé.