Jean Todt à la présidence de la FIA: La vengeance n’est pas un plat qui se mange froid.


Jean Todt WEB 159x240 Jean Todt à la présidence de la FIA: La vengeance nest pas un plat qui se mange froid.

Est-on si loin du bon vieux temps ou une voiture de course devait tomber en panne dans le tour de décélération, voir à la hauteur du drapeau à damier ? Rassemblez vos souvenirs. Maranello, décembre 1953. Une conférence de presse bien achalandée (avec beaucoup de chalants donc) donnée à même le sol gravillonné de l’atelier mécanique de la Scuderia. Pas de podium. Pas de micro. Le grand Enzo déclare avec son arrogance respectable que « seule la victoire compte ».

Sa voiture préférée ? La suivante.

Son pilote préféré ? Celui qui n’est pas marié. Le mariage coûte 1 seconde au kilomètre selon lui.

Il fut un bon vieux temps ou les voitures victorieuses et moches étaient simplement démantibulées. On manquait de tout. Il fallait tout récupérer. C’était la crise. Il fallait économiser. Les rares voitures victorieuses qui ont survécu doivent leur salut à leur beauté esthétique.


Jean Todt, pas très beau physiquement, est élu à la présidence du seul organe compétent, voir omnipotent, en matière de sport automobile dans le monde. Avec tout ce qu’il a bagarré, ce petit français du Cantal devrait être en panne sur la ligne d’arrivée. Et bien non ! Il est si fringant après sa course à la vie/ à la mort qu’on l’a nommé Président.


Après sa série appelée depuis « Schumacher Tribute to Humiliation International Award», son avenir paraissait bien fade. Pourtant la mise au rebus ça le connait. Ainsi que les coulisses du pouvoir. Avez-vous déjà oublié qui a tiré au sort la victoire du Dakar 1989 ? Pauvre Ari, vainqueur en 89 et perdant en 2009. On l’a assassiné deux fois. Heureusement que Jacky Ickx n’était pas dans la salle des candidats. Juste un rappel. C’est contre ce même Jacky que Ari avait été tiré au sort à pile ou face.


Je reste d’avis que le grand français du Cantal, grand comme un Napoléon, vient de franchir la ligne d’arrivée en roue libre. Certes il est le nouveau président de la FIA au détriment d’un vrai grand, Ari, mais à quoi bon ? Il n’y plus rien à gagner. Le championnat F1 est joué. La mascarade des écuries de seconds plans qui auront battus les 4 grands ne sera qu’un détail dans l’histoire de la F1 moderne. L’avenir sportif des Hamilton, Alonso, Barrichello ou Trulli est mort. L’avenir financier des Mercedes, Renault, Toyota ou BMW est mort également. Tous les acteurs majeurs sont en bout de course: Ron, Flavio, Peter, Bernie, Gordon, Eddie et depuis ce matin Max.


La vaste campagne d’humiliation de Jean Todt prend une nouvelle dimension. Peugeot aux 24 Heures du Mans, Peugeot au Dakar, Peugeot au Pike Pikes, Ferrari en F1. Le pire est à venir.


Et dire que le vrai grand Ari pensait pouvoir manger un bon plat de vengeance bien froid.


Encore un conseil avant d’en finir avec ma dignité. Aux grands prix qu’il reste à disputer n’y allez pas ! Il n’y aura pas de courses automobiles, nul part. Il y aura des défilés de voitures peu bariolées. Autrefois les voitures l’étaient beaucoup plus. Dorénavant, a voiture qui franchira la ligne d’arrivée devra conserver son moteur, sa boite et ses freins pour les 24 grands prix suivants. C’est la crise. Il faut économiser.


CHG