VOLKSWAGEN POLO: voiture de l’année 2010
« Small is beautiful ». Les petites ont le vent en poupe. C’est la VW Polo de la cinquième génération qui s’est vue décerner le titre très convoité de « Voiture de l’année » avec 347 points. Elle devance d’une courte tête la Toyota IQ (337) et plus nettement l’Opel/Vauxhall Astra (221). Une récompense que Volkswagen aura attendue 17 ans après le couronnement de la Golf III en 1992. On trouve ensuite la Citroën C3 Picasso, la Mercedes-Benz Classe E, la Peugeot 3008 et la Skoda Yeti. La Polo succède à l’Opel Insignia qui avait remporté l’an dernier le prestigieux trophée.
Sobriété de chameau
« La Polo a convaincu la plupart des jurés en raison de ses équipements sécurité très complets et de sa gamme de moteurs modernes, » a déclaré Hakan Matson, président du jury, cité dans un communiqué de Volkswagen. En fait, le succès de la petite de Wolfsburg tant auprès des spécialistes que du grand public tient à deux chiffres : 3,3 l/100 km et 87 g de CO2, les valeurs de consommation et d’émissions que réalise la version « Blue Motion. » Beaucoup mieux que nombre d’hybrides complexes et ce, avec des techniques conventionnelles optimisées. Si l’on ajoute la boîte DSG à double embrayage et 7 rapports et le brillant petit moteur TSI, on constate que cette nouvelle génération de la petite Volkswagen possède beaucoup d’arguments en sa faveur. Elle est déjà un succès, car plus de 130.000 exemplaires ont été commandés depuis sa commercialisation en mai dernier (elle a été lancée au Salon de Genève en mars 2009). Ceci mis à part, la Polo n’est pas révolutionnaire à proprement parler. Construite sur la même plateforme que la Seat Ibiza, elle atteint aujourd’hui la taille des premières générations de… Golf. Spacieuse, sobre, sérieuse, elle est décidément dans l’air du temps.
Le prix de la notoriété
Créé en 1964, le prix de la « Voiture de l’année » passe volontiers pour le bâton de maréchal de l’automobile, en particulier pour les ingénieurs des bureaux d’études qui y trouvent la reconnaissance de leur travail. Mais ce titre célébré a-t-il vraiment un effet de turbo sur les ventes ? Les avis divergent. Chez Opel, on ne peut que se féliciter de l’effet qu’il a eu sur les ventes de l’Insignia. Par contre, celui décerné en 2007 à la Ford S-Max n’a été qu’un demi-succès. Certains modèles qui ont manqué le titre ont néanmoins été de fantastiques best-sellers. On citera la Peugeot 206, sur la troisième marche seulement en 1999, mais aussi les diverses générations de VW Golf. Les professionnels notent qu’il dope la notoriété. « C’est deux mois d’articles flatteurs assurés… » confiait l’un d’eux.
Alain R. Walon
