SAAB : fin du roman d’amour, le chapitre est clos…

SAAB la goutte WEB 01 SAAB : fin du roman d’amour, le chapitre est clos…

Nombreuses seront les personnes intéressées par l’automobile à se demander, tout naturellement : comment en est-on arrivé là ???


Chez GM, on s’est donc aperçu avec quatorze (14 !!!) ans de retard que « toute Saab vendue durant la période sous contrôle américain représentait une perte de 5’200 fr. par voiture vendue… » Donc, tout en sachant qu’on perdait un maximum, on a continué, droit dans le mur, comme c’est la tradition dans l’histoire récente de l’industrie américaine. Pour la bonne bouche, il faut se souvenir que le président de GM des années 70 était déjà un précurseur. En effet, durant l’assemblée générale de ce qui était alors le plus grand constructeur mondial, il avait affirmé en direct : « I know that we loose per unit – but we compensate by numbers, » ou, en bon français, « je sais que nous perdons par unité produite – mais nous compensons par le nombre de voitures fabriquées »… Remarque qui provoqua le tollé parmi les personnes présentes, mettant en doute le bon sens et les facultés mentales du PDG.

La preuve d’une incompétence crasse et généralisée

L’épisode Saab est tout simplement inimaginable, comme l’était il y a douze mois à peine, l’histoire de l’effondrement des banques et de l’immobilier américain – la preuve d’une incompétence crasse et généralisée, avec des dirigeants n’ayant aucun égard pour ce qui pouvait arriver aux autres, pourvu qu’ils aient leur bonus.


Les perdants : les ouvriers de Saab, leurs familles, toute la logistique montée dans les environs de Trollhättan et les sous-traitants. Et également : la clientèle Saab, particulièrement fidèle. Pour cette dernière, c’est la fin d’un roman d’amour qui aura duré plusieurs décennies.

GM = Gros Malheur.

(abé).