ESP : on ne pourra bientôt plus s’en passer !

Sans titre ESP : on ne pourra bientôt plus s’en passer !

A ses débuts, dans les années 1990, l’ESP était réservé au haut de gamme. Or aujourd’hui, 85% des voitures neuves proposées en Suisse sont équipées de cette aide électronique. Soit 5% de plus qu’il y a un an. Seuls les véhicules des classes inférieures ont encore un certain retard à combler.


Selon une enquête du TCS, 22% des voitures neuves des segments inférieurs (petites voitures et minis) proposées en Suisse ne bénéficient pas de l’ESP. Dans l’état actuel des choses, seul un très faible pourcentage de véhicules, de la classe des monospaces, minispaces, tout terrain et SUV n’en sont pas équipés. Quelques lacunes persistent encore dans la catégorie des coupés et cabriolets alors que les voitures neuves de classe moyenne supérieure ou de luxe, enfin, disposent toutes de cette aide à la conduite.


En Suisse, 27,6% des accidents ayant provoqué des lésions corporelles et 48,2% des accidents mortels résultent d’un dérapage impliquant un seul véhicule (OFS, 2008). Selon l’organisme Euro NCAP, la généralisation de l’ESP permettrait d’éviter chaque année, en Europe, jusqu’à 4’000 issues fatales et 100’000 blessés.


En Allemagne, l’ESP équipe déjà de série la version de base de diverses petites voitures. En Suisse, en revanche, il n’est proposé qu’en option sur les mêmes modèles.


En 2009, le Parlement européen a décidé qu’à partir de novembre 2011, toutes les voitures neuves et poids lourds faisant l’objet d’une nouvelle homologation devront être dotés de série de l’ESP. La Suisse profitera elle aussi de cette décision, car plus de 98% des homologations de voitures particulières de ce pays sont basées en fait sur une procédure commune à l’ensemble de l’UE. Les 2% restants sont constitués d’homologations uniques et de véhicules «exotiques», momentanément pas concernés par cette disposition.


Communiqué de presse / jmr