TOYOTA iQ3 1.33 Dual-VVT
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La Toyota iQ : serait-elle la
meilleure des smarts ???
Depuis l’après-guerre, les constructeurs automobiles se sont intéressés aux minis voitures, principalement pour des raisons de coût de construction ou d’exploitation. Mentionnons ici la BMW Isetta ou le petit Messerschmitt. Les temps ont changés, les données également car ce type de véhicule doit être conforme aux très strictes règles NCAP en matière de sécurité. C’est un peu la quadrature du cercle !
L’idée fondamentale de Nicolas Hayek qui imaginait une voiture correspondant à l’utilisateur moyen, c’est à dire seul à bord les 80% du temps. Mercedes l’a fait avec la Smart, sans avoir été en mesure de produire un résultat financier positif depuis 1998. Malgré l’amélioration nécessaire de la sécurité active et du confort.
Petite, confortable, maniable – voici l’iQ de Toyota
Toyota qui, avec l’Aygo longue de 341,5 cm, disposait pourtant d’un véhicule urbain compact et polyvalent, n’a pas été découragé d’innover.
L’idée était de créer une 2-4 places modulables, novatrice, avec un espace à l’avant équivalant à celui d’une compacte normale et d’un niveau de confort comparable.
Pour cela, Toyota a complètement révisé ses notions de voiture de ville en appliquant six solutions fondamentales :
n   Montage inversé du différentiel par rapport au train avant = gain de place ;
n   Boîtier de direction compact, positionné très haut = raccourcissement du porte-à -faux avant ;
n   Réservoir placé au-dessous des sièges avant, sous la plate-forme ;
n   Sièges avec des dossiers et des structures très minces = gain de place pour les passagers arrière ;
n   Nouveau concept de climatisation, ultra compact = 20% d’encombrement gagné ;
n   Disposition asymétrique du tableau de bord = énorme espace dédié au passager AV.
Disons-le d’emblée : en montant à bord de l’iQ, on n’a aucunement l’impression de s’asseoir dans une petite voiture. La hauteur importante facilite l’accès et, surtout, le dégagement réservé non seulement aux jambes, mais également au niveau des épaules étonne. Un qualificatif qui ne s’applique pas aux sièges arrière : il s’agit là , encore une fois, d’une opération alibi afin de transporter quelqu’un sur des places homologuées. Donc assurées !
D’autant plus que, sièges arrière occupés, le « coffre à bagages » devient ridicule : seulement 32 litres, soit l’équivalent d’un sac de montagnes… Tiens ! justement le surnom de la Fiat Nuova Cinquecento.
Facilité de conduite, voici le maître mot
Le concept urbain du véhicule apparaît au premier tour de volant : tout est léger, facile, la boîte à six rapports douce et la précision de conduite suffisante dans une exploitation de ville – à partir de 120 km/h cela pourrait être un peu plus précis, incisif. A faible allure, les suspensions sont sèches, mais cela s’améliore avec l’augmentation de la vitesse et de la charge – sur ce plan, l’iQ dépasse de loin la Smart. Et, c’est vrai : un voyage à distance moyenne, sur routes convenables, est tout à fait dans ses cordes – avec ses 98 chevaux, le moteur de 1,33 litre à gestion variable des soupapes se montre à la hauteur.
Si son diamètre de braquage de 7,8 m lui permet de manœuvrer dans les espaces les plus exigus, ce qui n’est pas la moindre de ses qualités. Sauf qu’après s’être garé dans un trou de souris, il faut encore pouvoir sortir de la voiture avec ses immenses portières. Peugeot a fait mieux avec sa 1007.
Sécurité active et passive élevée
Aciers spéciaux et de haute résistance aidant, il est actuellement plus facile de construire des voitures ultracompactes pouvant encaisser des chocs importants. En cas de collision, les occupants de l’iQ peuvent compter sur 9 airbags, dont un de lunette arrière – une première mondiale. Ces dispositifs passifs sont complétés par le système d’atténuation du coup du lapin WIL et les prétensionneurs et limiteurs de la force de retenue des ceintures.
Quant aux aides à la conduite, notre véhicule dans sa version iQ3 en possédait toute la panoplie : ABS avec répartiteur électronique de la force de freinage EBD, assistant au freinage BA, contrôle de la motricité TRC et contrôle de la stabilité dynamique VSC.
Qualité de finition bonne, mais voiture chère
Dans l’ensemble, la qualité de finition peut être qualifiée de bonne, avec une assise correcte – sans plus, la finesse des sièges ne permettant pas d’optimiser le maintien latéral.
Pour le prix, cette iQ confirme le vieux dicton qui dit que petite voiture = voiture onéreuse, qualificatif qui s’applique également à la Smart, mais aussi à la Fiat 500, pour ne citer que les trois concurrents les plus directs.
Enfin, la consommation de cette version essence reste honnête : 5,8 litres, soit un litre de plus qu’annoncés par le constructeur, c’est correct.
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Les Essayeurs
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