Hyundai iX35 : un crossover au look manga…

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En peu de temps et, grâce à l’absorption de KIA, le Groupe Hyundai est devenu l’un des plus importants constructeurs automobiles au monde, devançant avec 4,6 millions d’unités produites en 2009, des groupes renommés comme PSA, Renault, ou autres Fiat.

 

 

Hyundai a toujours été très active au plan des SUV et c’est donc avec intérêt que l’on attendait l’arrivée du successeur du Tucson, le ix35, dont le constructeur prévoit fabriquer, cette année encore, 50’000 unités.

 

Les designers basés en Allemagne ont recherché une forme qui se distance des « cubes » que l’on retrouve généralement dans ce segment SUV et l’ix35 présente en effet des formes très travaillées, aux arêtes vives – qui évoque un certain style « manga ». Pour rapprocher le dessin de celui d’une station wagon contemporain, la partie arrière affiche des lignes fuyantes, tant pour le toit que pour le vitrage, la troisième rangée de vitres ayant une forme ovalisée, ce qui confère au tout l’allure d’un coupé surélevé. Cette manière de styliser la voiture a cependant le désavantage de restreindre la vision trois-quarts arrière.

 

A l’intérieur, on retrouve cette modernité du trait, avec un tableau de bord à double face fortement incurvée, permettant d’augmenter le dégagement des occupants avant. Toutes les commandes sont disposées de manière logique et tombent facilement sous la main. Finitions et assemblages de ce véhicule développé en Europe et fabriqué en Slovaquie sont bons. L’effet d’espace et de luminosité est accru par la présence d’un double toit en verre.

De l’extérieur, le véhicule apparaît ramassé, presque gracile, mais une fois installé, on est surpris par l’espace proposé. Ce qu’expliquent les cotes : longueur hors tout 441 cm, largeur 182 cm, hauteur 166 cm. Le coffre est, avec un volume allant de 591 à 1436 litres, plus que correct et facile à exploiter. Les sièges – modulables à raison de 60/40 à l’arrière – sont bien dessinés, peut-être un peu courts de placets.

Sur des routes de province italiennes, à l’est de Rome, dans un état déplorable, nous avons d’abord conduit une version à deux roues motrices et moteur diesel à injection de 2 litres et 136 ch. : impression mitigée. Moteur remarquable de silence et de puissance – pas étonnant avec son couple maxi de 320 Nm entre 1800 et 2500 tr/min – mais un tarage du train arrière qui laissait à désirer et qui ne cessait de taper avec, en prime, une direction gommeuse. C’était visiblement un problème de présérie : le lendemain, on nous a confié une version plus puissante du même moteur, 184 ch (383/392 Nm entre 1800 et 2500 tr/min), mais à quatre roues motrices et boîte automatique à 6 rapports. Le jour et la nuit : moteur encore plus onctueux et réactif, suspension confortable et progressive, direction légère et précise ainsi qu’une excellente insonorisation ont corrigé notre première désillusion. Ces moteurs sont certifiés Euro 5, leur consommation annoncée se situe en moyenne à 5,5 l (version 136 ch) et 5,9 l (184 ch). Cette paire de moteurs Diesel est complétée pour la Suisse par un moteur à essence, lui aussi de 2 litres, de 163 ch – d’autres motorisations sont prévues à l’avenir.

Les prix suisses démarrent à Fr. 29’990.— justifiant l’optimisme de l’importateur, qui pense vendre cette année encore quelque 1000 unités, de ce SUV proposé en trois lignes de finition : Confort, Style et Premium.

 

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