JAGUAR XJ : une interprétation très british de la berline de luxe…
Bien qu’en mains indiennes depuis bientôt deux ans, Jaguar ne déroge pas à ses traditions britanniques : celles des belles et grandes berlines – d’apparat serait-on tenté de dire – à la fois félines et sportives.
Avec une longueur hors tout de 512,2 cm en version standard (524,7 cm dans la variante rallongée) pour un poids à vide de 1958 kg, cette dernière mouture de la XJ se range dans la catégorie des « gros calibres » comme la BMW Série 7, la Classe S de Mercedes ou la toute récente Audi A8, voire, dans une certaine mesure, de la Maserati Quattroporte. Ce qui l’en distingue, c’est son style extérieur, surtout dans sa partie arrière ainsi que l’architecture adoptée à l’intérieur.
En tenant compte de ses cotes, on pourrait croire qu’il s’agit d’un engin peu maniable : détrompez-vous ! Sur les routes nationales françaises, son tarage plutôt ferme, mais nullement inconfortable fait merveille et même dans les pires embouteillages de la capitale française, on s’en sort très bien. Cette XJ est un exemple d’homogénéité, réunissant en une seule voiture le caractère sportif traditionnel de la marque, la réactivité des moteurs, la beauté des lignes et l’opulence des boiseries et des cuirs de très grande qualité. A la simple perspective du liseron de bois précieux entourant le tableau de bord, pour se poursuivre sur les côtés, on a l’impression d’embarquer sur l’un de ces superbes canots à moteur qui font la réputation de Riva…
Des moteurs omniprésents
Nous avons conduit deux versions, à savoir celle équipée du V6 diesel à injection directe de 3 litres et 275 ch. Elle autorise le 0-100 km/h en 6,4 secondes ce qui est, par les temps qui courent et l’afflux de voitures sur nos routes, amplement suffisant. Sur un parcours de près de 180 km, notre ordinateur affichait une consommation moyenne de 8,4 l/100 km – surprenant, d’autant plus que nous avions le pied lourd !
Evidemment que le V8 essence de 5 litres de cylindrée et 510 ch fait encore mieux, puisqu’il abat le zéro à cent km à l’heure en 4,9’’, une valeur digne d’une véritable sportive. Inutile d’insister sur le fait que la précision de la conduite et le mordant des freins sont à la hauteur des performances.
En Suisse, ce ne sont pas moins de trois moteurs qui sont proposés : les deux déjà mentionnés ainsi qu’un autre V8 de 5 litres à essence, sans suralimentation, de 385 ch (0-100 km/h en 5,7 secondes). Tous les moteurs sont accouplés à une boîte automatique à six rapports, douce et réactive à la fois.
Comme indiqué, ces prestations alléchantes ne se font nullement au détriment du confort général : les bruits de roulement sont parfaitement filtrés, l’assise est superbe et la place disponible également – hormis pour les jambes à l’arrière, où l’on se prend à regretter la version rallongée. Le coffre dispose d’une capacité de charge de 520 litres – suffisant, sans plus.
Les prix de cette XJ commercialisée ces jours-ci : cela démarre avec la 3.0 D Luxury déjà bien équipée à 115’000 francs et culmine par les 205’000 francs qu’il faut débourser pour l’extra longue 5.0 V8 S/C Supersport.
Les essayeurs