VOLVO : bientôt, il faudra trouver d’autres méthodes de régulation de la faune

Le constructeur suédois est passé, en quelques décennies, de la protection de l’être humain à celle de la planète. C’est désormais au tour de la faune, plus précisément du gibier, de faire l’objet de toutes les attentions, de la part des ingénieurs.
La Volvo Car Corporation franchit une étape supplémentaire dans le développement de systèmes d’assistance actifs et présente un nouveau dispositif de sécurité destiné à éviter totalement les accidents avec le gibier ou du moins à en réduire nettement les conséquences.
Ce projet ambitieux fait partie du programme « Vision 2020 » de Volvo dont l’objectif est que, d’ici là , plus aucun accident ne porte préjudice aux passagers d’une Volvo. Le nouveau système de sécurité est basé sur l’innovante détection piétons de Volvo avec freinage d’urgence automatique, qui a été lancée pour la première fois en 2010 sur la S60. Il devrait être prêt pour la production en série sur tous les modèles ces prochaines années.
Il suffit, en quelque sorte, d’une caméra infrarouge et d’un radar
« La technologie associe une unité radar et une caméra infrarouge qui détectent ensemble les situations dangereuses pouvant se produire en circulation et qui activent les mesures de prévention correspondantes », explique Andres Eidehall, expert en systèmes de sécurité active chez Volvo Cars. Bien sûr, le nouveau système fonctionne de jour comme de nuit.
La caméra infrarouge observe en permanence la situation. Si un animal est identifié dans la zone à risque critique définie, un signal sonore retentit aussitôt. Si le conducteur ne réagit pas, le freinage d’urgence automatique est activé. « La nouvelle technologie est surtout conçue pour des zones rurales, dans le but d’éviter les collisions ou du moins de réduire l’impact, de façon à diminuer le risque de blessures graves pour les passagers », poursuit Andreas Eidehall.
Programmer un logiciel qui identifie différentes sortes et tailles d’animaux de façon fiable fait partie des plus grands défis auxquels les experts doivent faire face. Ce sont les élans, les cerfs et les daims qui sont le plus souvent impliqués dans des accidents. Cette technologie innovante sera d’abord axée sur les grands animaux. Un chiffre-clé, relevé en Scandinavie, prouve le bien-fondé de ce projet ; la Suède à elle seule enregistre chaque année plus de 40 000 accidents causés par du gibier.
Communiqué de presse/jmr