LEXUS CT 200h

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Comme une vague impression… hybride… voire mitigée


 
 LEXUS CT 200h
 

Afin de pouvoir continuer à fabriquer, et surtout vendre leurs gros modèles, Lexus à commencer de leur adjoindre un modèle hybride. Désormais, il lui faut proposer du « downsizing » hybride.

 


Certes, la Lexus CT 200h essayée figure à la première place du récent classement des voitures les plus respectueuses de l’environnement en Suisse, liste établie en 2012 par l’ATE et ceci pour la 2e année consécutive. Pourquoi ? Comment ? Tentative de réponse.

 

La Lexus CT 200h, ici dans sa version Excellence, est une voiture entièrement hybride, premier modèle compact haut de gamme de la marque. Elle prétend réunir dans un véhicule somme tout relativement petit – avec 4.32 m, elle mesure seulement 12 cm de plus qu’une Golf – tout le savoir-faire de son constructeur Toyota en le combinant avec le luxe et la richesse d’équipements propre à la marque Lexus.

 Sur le plan des équipements, c’est plutôt réussi - en fait, tout y est. A commencer par un agencement sobre, avec sièges cuir, le tout du plus beau noir. Puis, sans nous noyer dans la totalité des emménagements proposés, relevons : siège du conducteur électrique et chauffant, capteur pluie, Tempomat adaptatif, système de démarrage sans clé, pack Navigation HDD avec écran tactile de 7’’ et caméra de recul, système audio surround Mark Levinson avec 13 haut-parleurs et changeur 6 CD, assistance au parcage AV et AR, volant cuir multifonctions, phares LED avec dispositif de nettoyage, climatisation automatique réglable séparément, banquette AR rabattable 60/40, jantes en alliage de 17’’, airbags à profusion (souvent à deux chambres) pour l’avant, les genoux des occupants AV, pour les têtes AV et AR, latéraux, appuis-tête anti « coup du lapin », etc, etc. La liste est loin d’être complète… mais la voiture, dans la version testée, a son prix… qui n’est pas donné, c’est un tarif de voiture premium tel que le pratiquent les constructeurs allemands ou anglais.

 

Performances décevantes

Surtout lorsque l’on met ce prix en relation avec les performances routières, effectives et ressenties : l’ensemble propulsif est repris sur la Prius et, avec un poids à vide de 1540 kg, cela ne favorise guère la nervosité sur route. La puissance du système complet, moteur à essence plus moteur électrique est de 136 ch.  Le constructeur annonce 10,3 secondes pour le 0 à 100 km/h, la vitesse maximale étant de 180 km/h.

On a pourtant l’impression de se traîner : les reprises sont molles, comme d’ailleurs l’ensemble des réactions de la voiture, quelque peu pataudes. Cela change certes lorsqu’on adopte l’un des quatre modes d’exploitation, notamment la position « Sport ». Le tarage des suspensions n’y arrange rien : la voiture est plutôt ferme, pas inconfortable, mais elle manque de progressivité.

Qu’en est-il dès lors de la consommation ?

Nous avons conduit cette Lexus à traction avant sur une distance totale de 800 km, par des conditions hivernales sévères, surtout sur autoroute et sur routes cantonales – peu de ville – et nous avons réalisé une moyenne de 5,9 litres ce qui est, honnêtement dit, tout à fait respectable. Mais nous sommes restés loin des… 4,1 litres publiés dans les données techniques du constructeur. Il s’agit pourtant d’un véhicule hybride, censé être un champion en matière d’économie de carburant et de modicité des rejets. Le climat très froid de l’hiver passé a certainement joué en défaveur du concept. Relevons que, comme sur toutes les hybrides conçues par Toyota, il est possible de rouler uniquement à l’électricité – mais seulement sur une distance de 2 km et à une vitesse maximale de 45 km/h.

La direction est douce, mais manque un peu de répondant, les freins sont adaptés au style du véhicule.

 

Ambiance à bord

Bien qu’un peu tristounet, l’habitacle recèle plusieurs points forts : il y a ce très beau et performant système audio, des sièges confortables, une qualité de finition et de toucher des matériaux bonne et… une ergonomie défaillante, avec des boutons et clapets dilapidés un peu partout.

 Pour résumer : à 20’000 francs de moins, on trouve une Toyota Prius superbien équipée qui fait tout aussi bien que cette Lexus CT 200h. Sans oublier qu’il existe actuellement sur le marché des véhicules à moteur Diesel bien moins gourmand.

 

 

 

 

 


Les essayeurs

 

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