SUBARU XV AWD 2.0 D

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Le nouveau crossover du constructeur japonais est un crossover… facile!


 
 SUBARU XV AWD 2.0 D
 
Pionnier de la systémisation de la traction intégrale, il est le seul à utiliser exclusivement des moteurs boxer pour ses voitures de catégorie moyenne ou supérieure.
 

Dans notre pays, s’il est un segment qui n’a cesse de se développer, c’est bien celui du crossover, ce mélange entre break ou berline rehaussés et SUV. Dans ce segment, ce sont les versions compactes qui ont la cote. Le nouveau Subaru XV est l’un des représentants typiques et l’importateur espère vendre cette année encore 3500 exemplaires.

 

Depuis son arrivée sur le marché helvétique au début des années 70, Subaru a su se mettre en évidence grâce à son savoir-faire en matière de transmission intégrale : pendant des années et jusqu’à l’avènement récent des 4×4 à enclenchement automatique de la concurrence, c’était lui le roi du système. La concurrence s’est renforcée et le constructeur japonais a donc du trouver d’autres arguments et niches pour défendre son titre.

La toute nouvelle Subaru XV constitue l’une de ses armes majeures : elle s’appuie sur la future berline Impreza, dont elle reprend les lignes et utilise, comme le veut la tradition maison, un moteur à cylindres opposés – tant en versions essence que diesel – et fait appel à la transmission permanente intégrale.

Notre XV 2.0D d’essai faisant partie du segment C était équipé du moteur Diesel quatre cylindres de 147 ch, accouplé à une boîte manuelle à six rapports. Un mariage séduisant : le moteur répond immédiatement aux sollicitations de la pédale d’accélération, il n’a – architecture boxer oblige – aucune vibration et il s’est montré frugal dans la pratique, malgré son poids. Le système Start/Stop, de série, n’est certainement pas étranger à ce bon résultat.

Il semble que le leitmotiv qui a guidé les créateurs du XV se nomme « facilité » : la direction est légère, avec une bonne précision, la boîte est également précise, mais « crochetait » un peu, surtout lors de l’enclenchement de la marche arrière. Quant aux freins, ils sont adaptés au véhicule.

Parlons tenue de route et suspensions : la tenue de route est également adaptée au genre de véhicule, sans vices. On pourrait même la qualifier de sportive, tellement la voiture vire à plat. Quant à la suspension, nous l’aurions espérée plus « harmonieuse » : sur route normale, elle transmet parfois franchement les à-coups, elle tressaute, mais se montre par contre à l’aise sur chaussée défoncée, aidée en cela par sa garde au sol de 22 cm. Ses capacités de franchissement en terrain accidenté sont également suffisantes… ce n’est pourtant pas un véhicule tout terrain. Néanmoins et dans l’ensemble, on peut qualifier le tarage des suspensions de réussi.  

 

Un équipement complet… et un peu tristounet

Pour son prix, l’équipement peut être qualifié de très complet. Jugez-en : neuf airbags, appuis-tête actifs, ancrages ISOFIX, détecteur de pluie et allumage automatique des phares, phares diurnes, siège conducteur électrique réglable en 8 positions, sièges AV chauffants, chauffage au sol AV et AR, chauffage/aération réglable individuellement, accès sans clé, bouton de démarrage, climatisation automatique, caméra de recul, écran multifonction, dossiers de la banquette AR rabattables 60/40,  cruise-control, raccordements AUX/USB, installation de téléphonie mains libres Bluetooth à reconnaissance vocale, commandes « cruise-control – audio – téléphone – écran multifonction » regroupées au volant, barres de toit… etc., etc.

L’instrumentation est, elle aussi, très complète. Critique : de nuit, l’écran de contrôle central se reflète de manière dérangeante dans le pare-brise.

L’ensemble de ces équipements est de bonne qualité et fonctionne parfaitement. A noter là aussi, leur commande facile et intuitive.

Les sièges sont également d’excellente facture et – du moins pour un crossover – offrent une bonne tenue latérale.

On pourrait simplement insuffler de la vie et de la couleur à cet intérieur austère, où le noir/gris domine et choisir certains matériaux au toucher plus agréable. Les finitions et ajustements sont corrects, dans la tradition du savoir-faire japonais.

Quant au seuil de chargement du coffre, même s’il est élevé, il permet un parfait accès à la zone de chargement, bien agencée.

Après avoir conduit brièvement une version essence 150 ch, nous conseillons d’opter, dans la mesure du possible, pour la version Diesel essayée.

Les essayeurs

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