Catégorie Premium : à quoi cela correspond-il ?

 

HORCH WEB Catégorie Premium : à quoi cela correspond il ?

HORCH, avant que cela ne devienne AUDI

Depuis une dizaine d’années, certains constructeurs automobiles se sont (auto-) proclamés fabricants de voitures premium. C’est quoi en fait, le « premium » ?

D’abord, quelles marques utilisent ce terme à bon… ou à mauvais escient ? Au premier rang on trouve les trois constructeurs allemands que sont Audi, BMW et Mercedes – Porsche y figure de manière quasi naturelle – auxquels il faut ajouter Jaguar, Range Rover et, en Europe, Volvo et Lancia, malgré le fait que ces derniers n’ont pas toujours cette prétention. En font également partie Lexus, Infinity, Acura et Cadillac – qui s’appuient parfois sur ce distinguo, mais non de manière systématique.

 

BMW Isetta WEB Catégorie Premium : à quoi cela correspond il ?

Contrairement à ce que l’on peut s’imaginer, BMW n’a pas construit que des voitures “premium”. Ici, la petite Isetta

Qui décide du premium ou non ?

Si nos souvenirs sont exacts, c’est BMW qui a été le premier à utiliser systématiquement cette dénomination. En effet et c’est particulier, il n’existe aucune instance indépendante et internationale, aucune officine habilitée à délivrer le sceau « premium ». Sous cette appellation, les stratèges du marketing entendent « une meilleure qualité intrinsèque du produit, de meilleurs matériaux, des technologies plus avancées, des équipements plus riches et de qualité supérieure ». Est-ce vrai ?

 

HORCH Int. WEB Catégorie Premium : à quoi cela correspond il ?

HORCH, du temps où AUDI n’avait pas besoin de qualificatif

Les sous-traitants sont souvent les mêmes…

On peut en douter : aujourd’hui et comme nous l’avons déjà maintes fois écrit, les « constructeurs » de voitures sont devenus des assembleurs avec, pour conséquence, une importance accrue accordée aux sous-traitants. Ces sociétés, souvent très importantes par leur taille et leurs capacités financières (Bosch, Delphi, Magna, Faurecia,Valéo, Magneti-Marelli, Continental, TRW, Johnson, Zodiac, etc.), fournissent non seulement des éléments essentiels à la gestion des moteurs et au fonctionnement d’aides à la conduite, ils sont également responsables de la fabrication d’ensembles comme les tableaux de bord, les habillages de portières, les sièges, et parfois, ce sont eux qui se chargent d’assembler en totalité le véhicule conçu par une marque automobile (Magna, Pininfarina, Valmet, etc.)

La dénomination premium constitue le « sésame » pour atteindre une meilleure rentabilité : les constructeurs premium associent leurs prix souvent surfaits à des garanties de longue durée, accompagnées de la gratuité de l’entretien. Cela se paye par des prix très chers pour des éléments de sécurité et de confort qu’il est impossible d’acquérir de manière isolée : il faut généralement acheter un « pack », non logique, puisque pour ne prendre qu’un exemple parmi des dizaines d’autres, pour avoir des phares au xénon, il faut commander obligatoirement le lave-phares et les rétroviseurs chauffants, ou pour avoir l’avertisseur d’angle mort, il faut obligatoirement acheter un système de navigation et un volant cuir…

Certes, un fabricant de sièges ne fournira pas les produits de même architecture à Peugeot ou à Porsche, mais cela permet au constructeur, grâce une échelle tarifaire peu transparente, de « gonfler » les prix. Et les prix premium ne sont pas comparables à ceux pratiqués par les constructeurs dits « généralistes » comme le sont Volkswagen, PSA, Ford ou Renault. Ce qui explique, du moins en partie, la différence de rentabilité entre ces derniers et les marques premium citées : cela va du simple au septuple !

A. Béguin

  1. Bentley Essen WEB Catégorie Premium : à quoi cela correspond il ?

    BENTLEY, du temps où elle n’avait pas besoin du qualificatif “premium” pour se distinguer!