ŠKODA SUPERB COMBI TSI/ CITIGO GREEN TEC

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Issus de la même famille… et pourtant, c’est David contre Goliath !
 
 ŠKODA SUPERB COMBI TSI/ CITIGO GREEN TEC
 
Un Goliath sous les traits d’une déménageuse de luxe, face à un David (l’idéal du citoyen-guerrier, sous le scalpel de Michel-Ange) devenu, dans ce contexte, une agile citadine.
 

Moribonde au début des années 1990, aujourd’hui éclatante de santé au sein du Groupe Volkswagen, les Tchèques de Škoda ne se contentent pas de reprendre simplement des plates-formes et autres éléments du Groupe, ils les adaptent à leur goût et parfois ils sont même à l’origine de certains modèles, comme la Citigo. Allons-y, mettons-la en concurrence avec la Superb !

 

Difficile de trouver modèles plus différents que la Škoda Superb Combi et la petite et toute récente Škoda Citigo : d’un côté un break quasi luxueux et particulièrement spacieux, de l’autre, une citadine novatrice et frugale.

 

Superb Combi TSI

L’histoire, même dans le monde automobile, revient toujours à ses débuts : voiture préférée de la famille impériale japonaise, les Laurin&Klément avaient été reprises durant l’entre-deux-guerres par Škoda, ces derniers revenant maintenant, de manière quasi naturelle, aux voitures de taille imposante. Dont la Superb, déclinée en berline et break.

Sans « casser la baraque » du point de vue stylistique, le break séduit surtout par l’incroyable espace qu’il propose aux passagers des sièges AR et le volume disponible de son coffre. C’est actuellement et dans sa catégorie, l’un des plus importants. Le hayon arrière ouvrant très bas (600 mm), il est également facile à charger.

L’intérieur se distingue par une finition de bon aloi, certes un peu tristounette, avec quelques plastiques durs – elle reste néanmoins très complète. C’est d’ailleurs le leitmotiv de la marque : rester discret et ne pas frapper de prime abord. Sur la durée par contre, ses qualités séduisent. En fait, la grande force de la Superb – comme de toutes les autres Škoda – est qu’elle ne fait montre d’aucune faiblesse majeure.

 

Moteur brillant et consommation modérée

Dans la version à moteur 4 cylindres de 1984 cm3 et 200 ch., il reste toujours une puissance suffisante sous le pied. Ce groupe est parfaitement complété par la boîte DSG à double embrayage à 6 rapports, rapide et douce à souhait. En roulant de manière tout à fait normale, notre consommation moyenne sur plus de 1300 km a été mesurée à 7,7 l d’essence normale aux 100 km ce qui, pour un break pesant à vide 1577 kg, constitue une valeur exemplaire.

Quant aux critères de confort et tenue de route – rien à redire. La suspension se montre bien équilibrée, efficace, avec un excellent amortissement, tout en garantissant une tenue de route rarement prise en défaut. Peut-être que le tarage pourrait être plus fin sur autoroute, où les joints ne passent pas inaperçus : cela « tape ».

Sinon, ce qui nous a particulièrement séduits – vu son succès, les clients y sont également sensibles – c’est le triple rapport positif que constitue la qualité de l’ensemble, le prix et les performances. Equipée presque au maximum – voir fiche technique – notre Superb break d’essai était proposée à CHF 51’090.—, tout compris. Chapeau !

 

Le contraste : la Citigo

Fabriquée en République tchèque et déclinée en trois versions de marque – VW, Škoda et SEAT – le modèle le plus petit du Groupe VW est commercialisé chez Škoda sous l’appellation Citigo, un nom qui résume parfaitement la mission de ce modèle : la circulation urbaine et périurbaine.

Lancée récemment, nous avons jeté notre dévolu sur une version Elegance Green tec à trois portes. Elle était équipée d’un moteur 3 cylindres de 999 cm3, 75 chevaux, boîte manuelle à 5 rapports et traction avant. Equipée correctement – entre autres, avec une climatisation manuelle, le système de coupure automatique Start-stop, l’ESP, et des jantes de 14’’ en alliage – elle était enrichie par des options telles que le toit panoramique, un système de navigation et des vitres teintées. Son prix : CHF 18’210.–, ce montant intéressant s’expliquant par une déduction EuroBonus de 2’880 francs.  Actuellement, soit en avril 2013, cette même version est proposée à un prix rabaissé de 1550 CHF !

Disons-le tout de go : c’est une petite voiture bien née, sans défauts majeurs, avec un espace surprenant à l’avant, des reprises honnêtes et, tout aussi édifiant, un confort d’ensemble tout à fait recommandable, y compris le silence de fonctionnement. Evidemment qu’avec la puissance disponible, il faut jouer du levier de vitesse. Car le terrain de chasse favori de cette Citigo c’est la ville : 3,56 m de long, ça se parque n’importe où et, aidée en cela par une direction à la fois précise et légère, la conduite urbaine devient un plaisir.

Quant à l’espace disponible sur les sièges arrière : à moins de dépasser les 190 cm, on peut s’y caser, certes après un accès quelque peu acrobatique. Venons-en au mobilier : les sièges à l’architecture allégée sont toutefois bien dessinés, avec un support latéral correct.

Annoncée par le constructeur à 4,2 l d’essence en mode mixte, nous n’avons pas abouti au même résultat : néanmoins, 4,75 l/100 km, c’est également très bien.  


Les essayeurs

 

 

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